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Services publics et open-source, une formule gagnante.

Je vous ai déjà parlé de certains choix de villes ou collectivités publiques concernant les logiciels open-source dans un précédent article dédié aux villes. Cette démarche, que j’appelle « formule gagnante » permet d’améliorer les propositions de logiciels libres existantes tout en s’adaptant aux besoins des utilisateurs.

OpenMairie, une suite complète

Développée depuis 2003 par la ville d’Arles, la suite OpenMairie se donne comme objectif de fournir des outils open-source afin de gérer tous les services publics nécessaires à la bonne gestion de la mairie. Son développement profite à toute la communauté de commune et de nombreux retours d’utilisateurs (fonctionnaires ou citoyens) étayent les propositions et permettent que 11 entreprises de service logiciel travaillent de concert avec la collectivité publique. France 3 Région a, le 25 janvier 2017, réalisé un reportage sur l’initiative.

D’autres initiatives

En France, avec l’amendement CL393 de la loi de 2016 pour une République Numérique, la loi  stipule que “les services de l’État, les administrations, les établissements publics et les entreprises du secteur public, les collectivités territoriales et leurs établissements publics encouragent l’utilisation des logiciels libres et des formats ouverts lors du développement, de l’achat ou de l’utilisation d’un système informatique”. De fait, depuis 2012 et la circulaire Ayrault sur l’encouragement au développement et à l’utilisation de logiciels open-source, les services publics français se mettent de plus en plus à publier en open-source leurs données.

Ce n’est pas sans poser quelques soucis, notamment pour les administrations dont une partie de leurs financements sont le résultat de ventes de données. Pensons à l’IGN (Institut de Géographie Nationale) qui fournit de nombreuses données cartographiques et vend des services associés et qui depuis 2009 est passé progressivement au modèle de l’open-data pour ses données.

De nouveaux modèles économiques doivent en outre être trouvés dans ces domaines.

La gendarmerie nationale, une intégration réussie

La Gendarmerie Nationale est un exemple de formule gagnante. L’adoption de logiciels libres (thunderbird, open-office, firefox…) depuis 2000, puis de système d’exploitation Linux depuis 2008 permet de nombreuses économies. Au total, plus de 85 000 postes de travail sont équipés d’Ubuntu Linux via la distribution maison « Gendubuntu ». Une adoption en masse donc, avec des outils depuis utilisés par tous les agents. L’adoption des logiciels libres s’est reposée sur deux idées :

  • Adopter les format ouverts de documents avec notamment OpenOffice.
  • Adopter les standards W3C avec Firefox.

L’erreur en effet communément faite par de nombreux acteurs est de se limiter à des choix logiciels sans prendre en compte des paramètres essentiels comme la conservation des données, les formats ouverts, la sécurité. Pour plus d’informations sur ce sujet, voir cette brève sur le site Linuxfr.org avec une conférence sur le sujet.

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