Wine

Utiliser des applications Windows sur Mac et Linux

Il est possible d’utiliser des applications programmées pour Windows sur des systèmes Linux ou MacOS. Et ceci grâce à un logiciel, Wine.

Wine n’est pas un émulateur

Il existe différentes possibilités de faire tourner des applications Windows sur des systèmes différents. Simuler le fonctionnement d’une machine, avec tous ses composants, est quelque chose de bien connu des amateurs de retro-gaming. Le lecteur CD de la première Playstation, la définition d’écran faiblarde, voire les bugs graphiques (distorsions de textures), sont des éléments qui peuvent être reproduits par un logiciel qui va simuler la console d’origine.  Nous pouvons télécharger ou copier les CD originaux (images ISO) et les faire tourner sur des émulateurs (voire même utiliser notre propre lecteur CD pour faire tourner les jeux originaux).

Un émulateur prend beaucoup de ressources, et il est souvent compliqué de faire tourner des systèmes gourmands (les dernières consoles à la mode).

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Émulateur PSX

Une autre possibilité est la virtualisation. À l’instar de l’émulation, la machine virtuelle ainsi créée utilisera le matériel disponible, et passera par des partie émulées si le matériel n’est pas disponible en double sur la machine hôte (carte son, réseau, carte graphique…). Les machines virtuelles permettent de simuler un système complet, faisant croire à un autre système d’exploitation (ou OS) qu’il est bien dans une machine physique. La virtualisation demande beaucoup de mémoire RAM (puisqu’il ne peut la partager), mais est plus rapide que les émulateurs.

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Un Mac virtualisant une distribution Linux.

La dernière possibilité, c’est celle représentée par Wine (Wine Is Not an Emulator). Il s’agit de retranscrire les commandes d’un langage donné (et programmé pour un système) en un autre, compréhensible, par un autre système. Un exemple qui parle beaucoup aux joueurs est celui des instructions DirectX (exclusivement disponible sous Windows), qui sera retranscrit par Wine en instructions OpenGL (compréhensibles par MacOS ou les distributions Linux). Wine reproduit aussi une architecture de dossiers et de fichiers avec des éléments natifs réutilisés par le programme. Potentiellement, Wine permet de faire tourner des applications très rapidement (entre 5 à 10% moins rapidement que leur système Windows en moyenne) et de manière assez transparente, vous cliquez sur l’icône de l’application, elle se lance comme si elle était dans son environnement d’origine.

Tiberian Sun Wine
Jeu windows tournant avec Wine sous Linux.

Wine aujourd’hui

Depuis le 24 janvier 2017, Wine est passé à la version 2.0. J’ai abordé les jeux, car c’est un exemple assez simple à expliquer, mais Wine peut très bien servir à faire tourner d’autres types d’applications. Photoshop, Microsoft Office, InDesign sont des applications qui manquent aux utilisateurs Linux et qui peuvent tourner grâce à Wine sur leur système. La version 2.0 de Wine marque un tournant avec le support de nombreuses fonctionnalités héritées de DirectX 10 et 11, corrige quelques bugs et améliore le support des hautes résolutions. Sur MacOS, c’est le support des applications 64 Bits qui est mis en avant.

Tous les changements sont disponibles ici.

D’autres informations :

PC Inpact
Gamingonlinux

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OmgUbuntu

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